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Durant
quatre années, soit pendant la durée du pacte national
économique et social, l’UGTA est appelée à «apporter une
contribution active à la réussite du programme national de
développement, à travers un soutien aux réformes économiques
mises en place, et à la promotion de l’emploi fondée sur une
approche économique» et à «préserver la stabilité sociale
indispensable à toute politique de développement, par le
recours au dialogue, à la concertation, l’arbitrage et la
pratique de la médiation et ce, dans un souci de prévention
de l’émergence de conflits sociaux et de contribution à leur
règlement».
En adhérant à cette «charte», la Centrale syndicale, voire
ses structures syndicales tant horizontales que verticales,
n’aura plus le droit de recourir durant cette période à la
démonstration de force. Le document qui sera paraphé
aujourd’hui, lors d’une cérémonie qui aura lieu à la
résidence El Mithak à l’occasion de la tripartite, a été
approuvé par l’état-major de l’UGTA (secrétaires généraux
des fédérations et des wilayas), dont la réunion a eu lieu
mercredi dernier à huis clos à la Mutuelle des travaux
publics de Zéralda. En contrepartie, les pouvoirs publics,
lit-on dans le document dont le Soir a obtenu une copie,
«veilleront à la préservation de la politique sociale
nationale et de ses instruments et au renforcement de la
solidarité nationale envers les catégories sociales, dans
l’objectif d’une plus grande efficience dans le ciblage des
bénéficiaires des transferts sociaux» et «adapter le système
de rémunération en vigueur dans la Fonction publique,
conformément aux dispositions du nouveau statut général de
la Fonction publique». Les rédacteurs du pacte considèrent
toutefois, dans le chapitre réservé aux fondements du pacte
national économique et social, que le «pacte n’est point un
accord inscrit dans une vision limitée aux attentes des
partenaires que sont les travailleurs et les employeurs.
Il est un engagement pour la mobilisation des capacités
nationales au service du développement, le plus juste
socialement ; en un mot, un engagement à la mobilisation au
service de l’Algérie. Il permet de préparer les meilleurs
arbitrages lorsque les objectifs économiques viendraient à
apparaître contradictoires avec les aspirations sociales».
En somme, pour le monde du travail, l’UGTA en particulier,
la tâche sera rude. Pour preuve, sur la question salariale,
il est indiqué que «dans le secteur économique, les
négociations salariales s’effectueront selon une périodicité
à arrêter conjointement par les partenaires sociaux au
niveau des branches d’activité et au niveau des entreprises
en tenant compte des paramètres et indicateurs convenus dans
le présent acte».
Question: l’UGTA abandonnera- t-elle le domaine de la
revendication salariale au profit des autres structures
syndicales, celles dites autonomes en l’occurrence ? C’est
toute la question qui se pose dans le milieu de la Centrale
syndicale, et ce, même si on indique à travers le chapitre
réservé aux mécanismes de mise en œuvre et dévaluation que
«cette évaluation est réalisée sur la base d’un rapport
annulé établi par un comité national de suivi de tripartite
créé à cet effet, portant sur l’état d’application et de
mise en œuvre des engagements pris par chacune des parties
signataires, ainsi que sur les contraintes et difficultés
rencontrées».
Abder Bettache, Le
Soir d'Algérie, 30 septembre 2006
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Septembre"
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