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Les
examens de fin d’année ont commencé hier dans les
universités et centres universitaires ayant accusé un retard
en raison du bras de fer qui a opposé pendant presque deux
mois le CNES et le ministère de l’Enseignement supérieur.
Cette situation de retard cumulé a eu des effets négatifs
sur les étudiants qui n’on pas bénéficié de tout le temps
pédagogique et s’est traduite par un cumul de retard
important, notamment pour les inscriptions pédagogiques.
Cependant, si les enseignants universitaires ont leurs
raisons objectives pour enclencher un mouvement de grève,
notamment les questions liées au salaire, au logement et au
plan de carrière, il n’en demeure pas moins que les volets
pédagogique et infrastructurel ont été négligés dans les
revendications des enseignants, ce qui explique en partie la
division qu’a connue le mouvement de grève et le CNES, ainsi
que l’attitude hostile des étudiants qui en ont payé seuls
le prix. Manifestement, les enseignants universitaires sont
satisfaits de l’évolution de la situation tant à travers la
satisfaction de leurs revendications qu’à travers l’attitude
de la justice qui a acquitté les enseignants poursuivis par
la tutelle. Avec cette reprise, il est attendu du corps
universitaire des efforts sérieux et une réflexion salutaire
pour sortir l’université algérienne du marasme dans lequel
elle se débat et de la médiocrité à laquelle elle est
réduite.
Abdelkrim Ghezali,
La Tribune, 01 octobre 2006
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