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L’Université
d’Oran attend toujours ses étudiants. Près d’un mois après
la rentrée universitaire officielle, les bancs des classes
et des amphithéâtres restent toujours vides et rongés par la
poussière de l’été.
Aucun institut, que ce soit au niveau de l’USTO ou à
l’Université d’Es-Sénia, n’a encore entamé ses cours.
Pis encore, on nous signale que les inscriptions et les
réinscriptions connaissent un retard considérable.
Depuis l’ouverture de ces dernières, début de septembre, et
l’opération de pré-inscription en juillet écoulé,
l’Université d’Oran a enregistré 60 % de l’ensemble de
l’effectif attendu. Les 40 % restants tardent à se
manifester pour le moment, le ramadhan aidant. On croit
savoir que même après le ramadhan, connaissant nos étudiants
et leur encadrement pédagogique, les cours ne reprendront
que vers la fin octobre, voire même bien après. Or, si les
choses perdurent de la sorte, l’année universitaire risque
de connaître de sérieux revers, mettent en garde certains
enseignants, qui voudraient bien boucler l’année
universitaire dans les temps. Cette situation s’explique par
le manque de rigueur de la part de l’administration, tant à
l’égard des étudiants retardataires qu’envers les
enseignants, dont certains encouragent ce laisser-aller,
notamment durant le mois sacré du ramadhan. Ce manque de
rigueur légendaire et traditionnel a incité les anciens
étudiants à décaler, chaque année, leurs inscriptions au
grand dam de l’administration contrainte à suivre cette
cadence et à retarder ces échéances.
Tout cela, au lieu de sévir et de pénaliser les fauteurs de
ces anomalies, qui interviennent à chaque rentrée
universitaire. Par ailleurs, on croit savoir que les examens
de rattrapage connaissent du retard à cause de la grève des
enseignants ou encore des retards de certains enseignants
conjugués aux imperfections de l’administration
universitaire dans certains instituts. En revanche,
l’Université d’Es-Sénia connaît un taux d’avancement de ces
examens ainsi qu’au niveau de la communication et
l’affichage des résultats aux étudiants.
Raffika Mendjel,
L'Echo d'Oran, 01 octobre 2006
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