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L’université
d’Oran tourne au ralenti. Déjà, en temps normal tant
l’administration universitaire que l’activité pédagogique
n’ont fonctionné à plein régime qu’après le mois de janvier.
Actuellement, l’ambiance ramadhanesque aidant, les examens
de rattrapage ont connu un certain retard dans leur
déroulement. A l’USTO où la grève a connu un taux de suivi
appréciable, les examens devront connaître davantage de
retard. Les étudiants devront encore prendre leur mal en
patience. Par ailleurs, certains enseignants rencontrés dans
cette université ont exprimé leur scepticisme et leurs
appréhensions vis-à-vis du retard accusé dans l’année
universitaire. L’administration universitaire quant à elle
semble fin prête afin d’assurer le suivi de l’opération,
même si l’espace immense de cette université reste
caractérisé par un désert quasi-total. Bien que n’ayant pas
connu de suivi de la grève, l’université d’Es Senia connaît
un fort ralentissement de son activité administrative et
pédagogique. Cela même si la majeure partie des instituts
ont finalisé les examens de rattrapage. En revanche,
seulement quelques instituts ont affiché les listes des
notes d’examens et les candidats ayant réussi leur passage
aux promotions supérieures. Dans d’autres instituts, les
étudiants doivent encore patienter car soit les enseignants
n’ont pas encore rendu les notes ou que l’administration de
l’institut n’a pas encore fini d’enregistrer les
procès-verbaux de remise et de vérification des notes. D’un
autre côté, l’administration universitaire d’Oran reste dans
l’expectative faute d’inscriptions. En effet, que plus de
40% des inscriptions prévues n’ont pas encore été
effectuées. Cela malgré l’établissement d’une échéance fixée
à la fin du mois en cours pour arrêter définitivement les
listes des nouveaux bacheliers et des réinscriptions
également. Cela s’explique par les tergiversations des
anciens étudiants quant à s’inscrire dès le mois de
septembre ainsi que les nouveaux notamment ceux des villes
de l’intérieur du pays, pris à cours par le mois du
Ramadhan. Mis devant le fait accompli, l’administration
universitaire n’a d’autre choix que de laisser faire et
reporter les échéances pré-établies. Ainsi, après les fêtes
de l’Aïd les inscriptions reprendront de plus belle pour
être clôturées vers la fin du mois d’octobre. Pour le
moment, l’université d’Oran est encore en vacances en partie
et même les étudiants tardent à se manifester.
Mohamed
Ouanezar,
La Tribune, 01 octobre 2006
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