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La
section syndicale du CNES de l’université Abderahmane Mira
de Béjaïa a pris la résolution hier, à l’issue d’une
assemblée générale des enseignants en présence de délégués
des étudiants, de reconduire le mot d’ordre de rétention des
notes dans l’objectif de bloquer le travail des jurys. Les
notes qui seront toutefois communiquées aux étudiants ne le
seront pas pour l’administration que l’on veut ainsi mettre
dans l’impossibilité de procéder aux délibérations et
partant d’imposer le blocage de l’année « tant que les
harcèlements ne cesseront pas». Consentant toutefois à
libérer les étudiants de fin de cycle, les enseignants
entendent pouvoir arriver à travers cette action, à bloquer
les délibérations de près de « 12 000 étudiants », soit un
poids par lequel l’on veut peser sur l’administration
rectorale à qui le syndicat reproche de n’avoir pas retiré
les plaintes déposées à l’encontre de sept de ses
animateurs. Une annulation qu’ils voyaient acquise à la
faveur des déclarations apaisantes du ministère de tutelle
qui a conduit à I’arrêt de la grève nationale. La rétention
des notes est aussi retenue comme proposition à soumettre à
la coordination des sections grévistes du CNES qui risque de
l’adopter lors de sa réunion ce jeudi à Alger.
K. Mejdoub,
El Watan, 03 octobre 2006
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