|
|
Prévu
initialement pour la journée d’hier au tribunal de Bab El
Oued sis dans la localité d’El Hammamet, à l’ouest d’Alger,
le procès intenté par l’académie d’Alger contre le
porte-parole du CLA (Conseil des lycées d’Alger), M. Osmane
Radouane, a été finalement reporté au 16 octobre prochain.
La raison invoquée a trait à l’absence de la partie
plaignante. Fidèles à leur engagement pour la défense des
libertés syndicales et du droit de grève, une centaine
d’enseignants du secondaire de la wilaya d’Alger, rejoints
par des représentants des deux organisations autonomes, le
CNES (Conseil national des enseignants du supérieur) et le
CNAPEST (Conseil national autonome des professeurs de
l’enseignement secondaire et technique), se sont rassemblés
le matin devant le tribunal pour exprimer leur solidarité
avec leur collègue qui, rappelons-le, n’en est pas à son
premier procès. Le rassemblement a duré deux heures (entre
10h et 12h) sans incident notable. Parallèlement à cette
action, une grève d’une journée a été observée dans les
lycées d’Alger. Elle a été largement suivie dans certains
établissements et peu suivie dans d’autres. «Ces procès pour
incitation à la grève sont un signal clair de non-respect
des engagements de l’Algérie concernant les libertés
syndicales. Toute peine qui viendrait à être prononcée
serait une remise en cause du droit de grève consacré par la
Constitution et un non-respect des conventions
internationales que l’Algérie a ratifiées», dénoncent les
manifestants. Ces derniers exigent l’extinction des
poursuites judiciaires engagées à l’encontre de tous les
syndicalistes ; aussi bien ceux qui représentent l’éducation
nationale que ceux des autres secteurs d’activité. Le CLA
rappelle, à ce propos, que «les poursuites judiciaires et
les sanctions administratives touchent aujourd’hui des
syndicalistes du CNES, du SATEF, du SNTMA, de la Douane, du
SNAPAP et de la marine marchande».
Karima Mokrani,
La Tribune, 03 octobre 2006
|