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Le Conseil
national des enseignants du supérieurs (CNES) s’est prononcé
sur le pacte social qui a été débattu lors de la tripartite
samedi dernier. Dans une déclaration adressée, hier, à notre
rédaction, le CNES n’a pas fait montre d’indifférence
concernant ledit pacte.
Selon lui, un tel pacte ne peut apporter que soulagement aux
travailleurs algériens, créant ainsi des répercussions
positives pour le devenir du pays. «Ceci doit logiquement
augurer d’heureux évènements à venir, touchant en
particulier le monde du travail et son devenir à moyen terme
et se traduisant par une répercussions positive sur
l’évolution du pays et de la société», note le communiqué.
Selon toujours le CNES, toutes les parties prenantes du
monde du travail possèdent le droit «de se réjouir
légitimement de cette conclusion porteuse de signes
optimistes quant à une gestion harmonieuse et sans heurs des
conflits susceptibles de jalonner le parcours futur».
En dépit de son exclusion de cet «événement», le CNES se
joint à la partie et adhère donc à cette action de soutien,
«comme les syndicats autonomes». En outre, le CNES désire
«s’associer à cet accord lorsque, bien entendu, les
obstacles à cela soient aplanis», lit-on dans le communiqué,
et ce, en tentant de rayer tout doute quant aux
engagements de la tutelle relatifs à la promulgation du
statut particulier de l’enseignant du supérieur, malgré la
non-satisfaction de ses revendications, comme cela est
préconisé dans le pacte social». Une marginalisation, qui a
provoqué, selon les signataires du communiqué, un chaos au
sein de l’université algérienne. «La dernière secousse en
date a introduit l’université algérienne dans une zone de
forte turbulence dont les conséquences ont été désastreuses.
Les répliques susceptibles de suivre ne peuvent être
souhaitées par quiconque doué de raison». Le CNES se
rassure, donc, et estime que le temps de scepticisme est
révolu : «Quelles raisons avons-nous pour douter que la
tutelle revienne sur ses engagements à promulguer
immédiatement le statut particulier de l’enseignant du
supérieur sitôt adopté le statut général de la Fonction
publique, actuellement à l’ordre du jour de la session
automnale de l’APN.»
La promulgation du statut particulier demeure, selon le
CNES, la seule solution aux problèmes majeurs de
l’universitaire algérien, «son apparition marque l’aube
d’une ère nouvelle pour l’université, qui trouvera alors
latitude entière de s’engager pleinement dans l’œuvre
grandiose de l’édification de l’Algérie de demain».
Sur ce, le CNES confirme son approbation en appelant toutes
les parties concernées afin d’«œuvrer en concert avec les
autres forces de la nation à contribuer à cette œuvre
monumentale qui attend l’Algérie et les Algériens».
S. Guemmouri,
La Nouvelle République, 04 octobre 2006
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