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Berlusconi
investit en Algérie, on le surnomme ‘El Cavaliere’, mais
l’ex-Premier ministre italien est aussi réputé pour ne pas
limiter ses conquêtes au seul champ politique.
Dans le
business, il est aussi connu pour être un redoutable homme
d’affaires. Et c’est en Algérie qu’il semble décidé à
exercer ses multiples talents.
La firme
Ital, filiale du groupe de Sylvio Berlusconi vient de
remporter un marché pour l’extension de l’université de
Constantine. Cela est évidemment très peu par rapport aux
capacités d’investissement du célèbre homme d’affaires, mais
représente un début qui permettra de mieux cerner le marché
algérien.
D’autant
que les milieux d’affaires européens, dans leur ensemble,
qui sont en quête de capitaux à l’extérieur du vieux
continent, ou asiatiques et américains, ont rendu la
rentabilité nettement plus difficile à atteindre. La firme
Ital servira donc de tête de pont au groupe, mais nos
sources confirment que les entreprises de Berlusconi
envisagent une montée en cadence dans le domaine du
bâtiment, des travaux publics et dans l’agroalimentaire.
Récemment,
l’ancien chef du gouvernement, peu avant sa défaite face à
Romano Prodi, avait écrit un message au président Bouteflika
dans lequel il lui a exprimé ses « remerciements » quant au
« rapport personnel d’amitié » instauré.
« J’avais
vraiment envie de travailler avec vous pour promouvoir les
idéaux de la démocratie et de la liberté dans le bassin
méditerranéen et je vous remercie du rapport personnel
d’amitié que nous avions instauré », avait indiqué M.
Berlusconi.
L’ancien
Chef du gouvernement italien a souhaité au président
Bouteflika « ainsi qu’à l’Algérie plein de succès »,
affirmant qu’il « reste à (sa) disposition pour œuvrer de
concert en faveur des relations italo-algériennes et d’un
avenir des peuples méditerranéens sur la base des idéaux
auxquels nous croyons tous les deux ». « Je vous rappelle,
Monsieur le Président, que vous avez en Italie un ami qui
vous apprécie », avait conclut M. Berlusconi dans son
message.
Redoutable
homme d’affaires, M. Berlusconi a commencé sa carrière
d’entrepreneur dans le domaine du bâtiment, associé avec
Pietro Canali au sein de la société « Cantieri Riuniti
Milanesi Spa ». Il construit le centre « Edilnord », puis «
Milano 2 », « Milano 3 » et le « Girasole ». En 1978, il
inaugure « Telemilano », la télévision câblée de Milano 2
qui, très rapidement, diffuse ses émissions dans toute la
Lombardie, avant que ne soit fondée la Fininvest, société
mère du groupe, à laquelle seront rattachées toutes ses
activités dans le secteur de la télévision.
En 1980,
il fonde Canale 5, la première chaîne de télévision privée
en Italie, puis rachète les chaînes Italia 1 au groupe
Rusconi (1982) et Rete 4 au groupe Rizzoli (1984). Aussitôt
après, il s’élargit en Europe : il rachète la Cinq en France
(1986), puis Telefünf en Allemagne (1987) et Telecinco en
Espagne (1989). En 1986, il achète le club de football Milan
AC.
S’occupant
personnellement de celui-ci, toujours proche des divers
entraîneurs (Sacchi, Capello, Ancelotti) et des joueurs (en
particulier Maldini, Leonardo, Schevchenko), il connut de
nombreux succès, dont 4 coupes d’Europe. Dans le secteur des
assurances et des produits financiers, il possède les
sociétés Mediolanum et Programma Italia. Le groupe Fininvest
est le second groupe privé italien.
En 1989,
il entre également chez l’éditeur Mondadori, devenant le
principal éditeur italien de livres et de périodiques. Avec
la Medusa et Cinema 5, il devient également le premier
producteur et distributeur de cinéma italien. Dans la Liste
des milliardaires du monde, le Magazine Forbes le cite comme
étant la personne la plus riche d’Italie, avec un patrimoine
estimé à 12 milliards de dollars (en 2004). Bref, de quoi
faire trembler plus d’un de nos milliardaires bien en vue...
Infosoir, 04 octobre 2006
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