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Réunis
mercredi dernier à Alger pour décider des suites à donner à
leur mouvement de protestation, des représentants du CLA
(Conseil des lycées d’Alger), du CNAPEST (Conseil national
autonome des professeurs de l’enseignement secondaire et
technique), de la coordination nationale du CNES (Conseil
national des enseignants du supérieur) en grève, du SATEF
(Syndicat autonome des travailleurs de l’éducation et de la
formation), du SNAPAP (Syndicat national autonome des
personnels de l’administration publique), du SNAPSY
(Syndicat national algérien des psychologues), du SNPEPM
(Syndicat nationale des professeurs de l’enseignement
médical) et de la LADDH (Ligue algérienne pour la défense
des droits de l’Homme) ont signé une déclaration commune
pour la défense des libertés syndicales. Les signataires
dénoncent les entraves aux libertés syndicales et au droit
de grève, exercées par «l’administration, la police et la
justice, instrumentalisées et mises à contribution pour
paralyser et réprimer le mouvement à ses différents niveaux
de répression».
Les syndicats autonomes interpellent les pouvoirs publics
«afin que soient ordonnées la levée des mesures de contrôle
judiciaire et la fin de toutes les poursuites qui frappent
les militants syndicalistes, la cessation des pratiques de
voie de fait des services de police sur réquisition ou
plaintes, en dehors des procédures judiciaires régulières,
la fin du déni du service public, pratique érigée en coutume
au sein des administrations chargées de donner acte du dépôt
de dossiers de constitution des syndicats et des
associations et enfin la cessation de toute immixtion des
pouvoirs publics dans la vie organique des syndicats».
Karima Mokrani,
La Tribune, 07 octobre 2006
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