|
|
Les
représentants des sections syndicales du Conseil national
des enseignants du supérieur (Cnes), réunis les 5 et 6
octobre, en présence des coordinations régionales, ont
décidé de reprendre les études. “La Coordination nationale
enregistre l’adhésion des enseignants au processus de
reprise des activités pédagogiques défini lors de sa réunion
des 21 et 22 septembre 2006”, peut-on lire dans un
communiqué du Cnes, parvenu hier à notre rédaction.
Les syndicalistes s’indignent, en revanche, contre les
violations exercées par l’administration, telles que la
programmation des examens qui ne sont pas conformes aux
normes pédagogiques dans certains établissements, la
sanction des étudiants par un zéro collectif au département
de la langue arabe. Certains sujets d’examen ont été
élaborés et des copies ont été corrigées par des enseignants
non concernés par l’enseignement des modules dans certains
départements, notamment celui de la langue française au
niveau de l’université de Béjaïa. “Des étudiants du
département de la langue arabe et de la langue française de
l’ENS de Bouzaréah ont acquis leur diplôme sans avoir
accompli tout leur cursus pédagogique au mois de juillet
2006 durant la grève. Pis, ils ont été autorisés à
s’inscrire au concours de magistère”, rapporte le
communiqué.
La coordination constate que les salaires des mois de juin
et juillet 2006 sont toujours impayés et ce, malgré la
réalisation des examens de moyenne durée. Plus grave encore,
le directeur de l’ENS de Bouzaréah persiste, selon le
communiqué, dans la violation de la réglementation en
refusant, jusqu'à ce jour, le payement du congé annuel du
mois d’août et le salaire du mois de septembre pour les
enseignants qui étaient en grève.
De ce fait, le Coordination nationale appelle les
enseignants à ne pas remettre les notes à l’administration
et de bloquer les délibérations de fin d’année jusqu’au
payement de tous les salaires dans l’ensemble des
établissements concernés.
Cependant, les représentants du syndicat interpellent le
ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche
scientifique sur les violations des lois sociales, les
dépassements et les sanctions prises à l’encontre
d’enseignants en grève par certains chefs d’établissement.
“Le rétablissement des enseignants concernés dans leurs
droits est une condition pour l’achèvement des tâches
pédagogiques de fin d’année dans la sérénité”, rapporte le
communiqué.
Par ailleurs, la coordination syndicale affirme faire sienne
la déclaration pour la défense des libertés syndicales
adoptée par la LAADH et les syndicats autonomes de
l’éducation, CLA, Cnapest, Satef, Snapap.
Nabila Afroun, Liberté, 08 octobre 2006
|