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Selon
le représentant du Cnapest, 80 lycées sur 116 que compte la
capitale ont répondu au mot d’ordre. Les enseignants du
secondaire ont répondu hier au mot d’ordre de grève lancé
par le conseil des lycées d’Alger (CLA) et le conseil
national autonome des professeurs de l’enseignement
secondaire et technique (Cnapest), qui avaient appelé à une
journée de protestation en solidarité avec les enseignants
mutés d’office du lycée Saïd-Hamdine.
C’est ainsi que la majorité des lycées d’Alger ont observé
un arrêt des cours durant toute la journée d’hier. Les
établissements du secondaire de la capitale et de sa
périphérie n’ont pas été opérationnels et la plupart des
enseignants étaient présents mais ils n’ont pas donné de
cours. Selon les représentants syndicaux, la grève a été
suivie à plus de 70%. “Il y a eu près de 80 lycées qui ont
été paralysés par le débrayage sur les 116 établissements
secondaires que compte la capitale”, a déclaré M. Lamadani,
représentant du syndicat du Cnapest. “Cela peut arriver à
tout le monde. Personne n’est à l’abri d’une mutation
abusive comme cela s’est fait au lycée Saïd-Hamdine”, a
estimé une enseignante de langue anglaise au lycée Émir-abdelkader.
Cependant, les enseignants du secondaire reprochent au
ministère de l’éducation nationale d’avoir cautionner ces
sanctions collectives. “Des mutations d’office ont été
prises par l’académie contre sept enseignants, trois
adjoints d’éducation, et une chargée de l’orientation pour
le motif de grève. Derrière cette décision se cachent de
véritables problèmes qu’il faut régler le plus tôt possible.
Le lycée Saïd-Hamdine est pris comme exemple pour casser
toute contestation et avaliser les mutations arbitraires”, a
affirmé un enseignant de mathématiques du lycée Okba. Selon
les syndicalistes, cette mesure prise à l’encontre de 13
enseignants du lycée Saïd-Hamdine est une manière de pousser
les enseignants vers un conflit qui risque de s’étaler à
autres wilayas.
Il est à signaler que les 13 travailleurs du lycée Saïd-Hamdine
ont été mutés dans des communes loin de leur lieu
d’habitation alors qu’ils travaillent depuis longtemps dans
ce lycée. “Certains enseignants ont été mutés à Birtouta,
Sidi moussa, Cherarba, Bordj El-Kiffan. Ces affectations ont
été justifiées par un argument fallacieux qui est la
nécessité de service”, a expliqué une enseignante.
Nabila Afroun,
Liberté, 11 octobre 2006
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