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C'est un véritable branle-bas de
combat qui est engagé actuellement à l'université d'Es-Sénia
vidée de ses occupants à la faveur du Ramadhan. Une tension
sournoise est en phase de créer des complications certaines
au cours de cette rentrée universitaire, où des centaines de
nouveaux étudiants, fraîchement inscrits, attendent avec
impatience le début des cours.
Mais,
c'est compter sans le laxisme de l'administration et le
je-m'en-foutisme des enseignants, qui ont décidé de baisser
rideau pour ce ramadan. En effet, depuis l'annonce
officielle de la rentrée universitaire, les nouveaux
étudiants n'ont de cesse de se présenter quotidiennement
devant les locaux et amphithéâtres de leurs instituts.
Mais en
vain, car aucun cours n'a encore commencé dans cette
université. Seule, l'administration universitaire fonctionne
depuis le début du mois de septembre et fait face aux flux
ascendants des nouveaux inscrits et des réinscrits. Dans un
va-et-vient incessant et quotidien sur l'université, les
nouveaux bacheliers ne manquent pas d'afficher leur
enthousiasme et leur impatience, quant à commencer les cours
et découvrir l'université sous ses multiples facettes. Mais,
l'aventure universitaire ne semble pas prête de commencer.
En tous
cas pas de sitôt, puisque les enseignants n'arrivent pas à
se défaire de leur fainéantise coutumière. De tous temps, le
mois de ramadan marque une pause et un relâchement, tant
dans l'activité pédagogique que celle administrative et
autres. Et cela, au grand dam des étudiants, seuls perdants
dans cette histoire, et les anciens ont appris à composer
avec cette réalité.
Ces
derniers ne se dérangent même pas pour se déplacer vers
l'université car ils savent pertinemment que les cours ne
démarreront réellement que vers la mi-novembre. Selon un
enseignant, que nous avons rencontré sur les lieux, «c'est
un vrai problème, particulièrement cette année car nous
sommes à la mi-octobre et nous n'avons pas encore démarré.
Il y aura du retard. Ça, c'est sûr. Moi, ce qui m'intéresse,
c'est partir en vacances dans les délais et ne pas traîner à
l'université avec les grosses chaleurs de l'été.
Personne
n'est attentif dans ces conditions. Pour les DS, moi, je
préfère les faire dès la fin de mai, comme ça tout le monde
sera dans les temps. L'année passée, je me suis retrouvé,
seul, à demander à mes étudiants de venir pendant le mois du
ramadan. Certains qui habitent dans les villes de
l'intérieur, m'en ont fait la remarque, me disant qu'ils
restaient à Oran juste pour un seul cours, le mien»,
notera-t-il. Il y a lieu de signaler également que les
inscriptions universitaires n'ont pas encore été achevées et
des centaines d'étudiants continuent d'affluer vers leurs
instituts respectifs pour achever les formalités y
afférentes.
Raffika
Mendjel, l’Echo d’Oran, 16 octobre 2006
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