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Le CNES revient à
la charge
La
coordination nationale des sections CNES (Conseil national
des enseignants du supérieur) attend toujours un
«dénouement» en faveur du Bessila Khaled, de l’université
Mentouri de Constantine, et des sept enseignants de
l’université Abderrahmane Mira de Béjaïa. Dans une
déclaration rendue publique hier, à l’issue de la réunion
tenue les 2 et 3 novembre derniers, la coordination
nationale des section CNES déplore également la
non-régularisation du cas de leur collègue Adel Abderrrazak
qui, est-il souligné, a été le seul enseignant à avoir suivi
le mouvement de grève au niveau du Centre universitaire de
Khenchela.
La même
source s’est auparavant félicitée des non-lieux prononcés le
18 septembre et le 10 octobre derniers respectivement en
faveur des deux coordonnateurs adjoints, MM. Mustapha Mechab
et Cherbal Farid. Un dénouement heureux qui «confirme la
légalité de notre mouvement», souligne encore la
coordination. S’agissant de la mise en place des commissions
de logement, la coordination des sections CNES observe, en
citant l’exemple de l’ENS Bouzaréah, que l’administration a
opéré à des désignations au lieu et place d’élections.
Constatant
cette pratique, elle exige une stricte application de la
circulaire n° 187 réglementant la composition de ces
commissions de logement. Soulevant la question relative à la
régularisation des logements de fonction, la même source
signale que les dispositions contenues dans les textes déjà
publiés ne permettent pas la prise en charge des logements
domaniaux (ex-patrimoine de l’OPIPES). Un problème qui,
selon la coordination des section CNES, se présente à
l’université de Batna, à l’USTHB, à l’université d’Alger, à
l’université de Ouargla et au Centre universitaire de
Mascara.
Dans sa
déclaration, la coordination du CNES a, par ailleurs, appelé
les sections à collecter toutes les pièces administratives
ou autres dans lesquelles sont constatées des irrégularités
pendant les examens et délibérations finalisant l’examen
2005-2006. Ces documents, lit-on dans la même déclaration,
serviront à finaliser la rédaction d’un mémorandum consacré
aux violations des normes pédagogiques, et dont des copies
seront destinées au Comité d’éthique et de déontologie, au
ministre de l’Enseignement supérieur, à l’opinion publique
et à l’UNESCO. La coordination appelle enfin les enseignants
de tous les établissements à commémorer la journée nationale
de l’enseignent du supérieur, le 26 novembre prochain, par
la tenue d’assemblées générales centrées sur le statut de
l’enseignant chercheur et la démocratisation de la gestion
de l’université.
H. Barti, Le
quotidien d’Oran, 05 novembre 2006
CNES
Mémorandum
sur les violations des normes
Dans une
déclaration de la Coordination nationale des sections CNES
lors de la 11e rencontre nationale, un appel a été lancé
pour commémorer la Journée nationale de l’enseignement
supérieur le 26 novembre par la tenue d’assemblées générales
centrées sur le statut de l’enseignant chercheur et la
démocratisation de la gestion de l’université.
La Coordination nationale appelle les sections à réunir
toute pièce administrative ou autres intégrant les
irrégularités constatées lors des examens et délibérations
finalisant l’année 2005-2006. Cette collection de documents
servira à finaliser la rédaction du mémorandum sur les
violations des normes pédagogiques et de l’éthique
universitaire, mémorandum destiné au comité d’éthique et de
déontologie, au ministre de l’Enseignement supérieur, à
l’opinion publique et à l’Unesco. La Coordination nationale
constate que malgré le début de régularisation enregistré au
niveau des établissements touchés par la grève, ce processus
doit être terminé dans les meilleurs délais. Elle relève que
le blocage des bourses de longue durée persiste encore alors
qu’un début de solution est observé, à l’exemple de l’Enset
d’Oran et de l’Usto.
K. B., El
Watan, 05 novembre 2006
11e Rencontre
nationale des sections CNES
Appel à plus
de mobilisation
Tout en se
félicitant des résultats de la mobilisation des enseignants
à travers les universités, la Coordination nationale des
sections du Cnes appelle les enseignants à commémorer la
Journée nationale de l’enseignant du supérieur, le dimanche
26 novembre, par la tenue d’assemblées générales centrées
sur le statut de l’enseignant chercheur et la
démocratisation de la gestion de l’université.
Lors de la dernière rencontre tenue les 2 et 3 novembre
derniers à Alger, les représentants des sections syndicales
des établissements en grève ont adopté une démarche commune
basée sur la poursuite de la mobilisation. Leur déclaration
a été transmise hier. Pour la coordination régionale de
l’Ouest, elle a été représentée par l’USTO, l’université de
Sidi-Bel-Abbès, l’université de Chlef, l’Enset Oran et le CU
Mascara. Pour la coordination régionale Centre ; par
l’université de Boumerdès, l’université de Blida, celle de
Béjaïa, l’USTHB, l’EPAU, ENS Bouzaréah, INI, INA et ENTP. La
région Est : université de Jijel et université de Ouargla.
Après le non-lieu prononcé le 10 octobre 2006 en faveur du
coordinateur national adjoint, Farid Cherbal, faisant suite
à l’acquittement en date dan 18 septembre 2006 du
coordinateur national adjoint Mustapha Mechab, la
coordination nationale se félicite de la mobilisation des
enseignants depuis le 29 mai 2006, “mobilisation qui a rendu
possible ce dénouement, consacrant la justice et la
légitimité et confirmant la légalité de notre mouvement”. La
coordination reste attentive et attend le même dénouement en
faveur de leur collègue de l’université de Constantine
Bessila Khaled ainsi qu’aux sept collègues de l’université
Abderrahmane-Mira de Béjaïa. Cependant, la coordination
constate que malgré le début de régularisation enregistré au
niveau des établissements touchés par la grève, le processus
reste encore à être finalisé dans les meilleurs délais mais
ils s’interrogent sur le blocage de cette régularisation à
l’encontre de “notre collègue Adel Abderrazak qui a été le
seul gréviste du centre universitaire de Khenchela”. Elle
relève le blocage aussi des bourses de longue durée.
I. T., Le
Soir d’Algérie, 05 novembre 2005
La liste des
lauréats du magistère était connue avant l'examen
Scandale à l’université
L’Université d’Alger pourrait dès demain vivre une série
d’actions de protestation menées par les militants de
l’Union nationale des étudiants algériens (UNEA).
La grève
étant l’ultime recours préconisé par le bureau national de
cette organisation estudiantine qui a tenté en vain
d’attirer l’attention des pouvoirs publics sur une
éventuelle fraude dans les résultats de l’examen du
magistère de l’Institut de l’éducation physique et sportive
de Sidi Abdallah (IEPS) et celui de la Faculté des sciences
humaines et sociologiques (FSHS) de Bouzaréah, tous deux
dépendant de l’Université d’Alger. Les appréhensions des
étudiants consignées, bien avant le déroulement des examens,
dans une lettre adressée au ministre de l’Enseignement
supérieur et de la Recherche scientifique et au président de
la Commission éducation et enseignement supérieur de
l’Assemblée populaire nationale et dont copie a été envoyée
au recteur de l’Université d’Alger se sont avérées justes.
Plusieurs
noms de candidats “destinés à réussir cet examen avant même
la promulgation des résultats officiels”, dont des
secrétaires généraux d’associations estudiantines, consignés
en liste jointe dans les missives adressées au ministère et
à l’APN, ont bel et bien réussi l’examen l’examen du
magistère dont les résultats ont été rendus publics un jour
férié, le mercredi 1er novembre dernier. Un fait qui a
exacerbé les étudiants qui viennent de saisir le département
de Harraoubia pour une enquête administrative afin de
déterminer et statuer sur un certain nombre d’anomalies
relevées dans la gestion des examens du magistère. Examens
qui se marchandent aux dires des étudiants que nous avons
reçus hier au siège de notre rédaction. Des faits dont ils
voulaient informer le recteur de l’Université d’Alger, s’il
avait accordé au bureau d’Alger de l’UNEA l’audience qu’il
avait sollicitée.
Les
étudiants, qui nous indiquent que les 57 candidats à
l’examen de magistère ont introduit des recours individuels,
se demandent par quel “miracle un étudiant qui possède une
licence dans une spécialité obtient son magistère dans une
tout autre spécialité”. Ils s’étonnent aussi de voir des
professeurs et docteurs d’Etat exclus des corrections des
épreuves laissées aux soins de certains maîtres assistants
réputés pour leur partialité. Un fait décrié par des
professeurs “évincés” que les étudiants ont porté à la
connaissance des responsables des examens au département de
Harraoubia dans l’expectative d’une enquête administrative
sans vraiment trop y croire. Surtout, nous dit-il, qu’aucune
suite n’a été donnée à la lettre adressée le 18 octobre
dernier au conseiller du ministre de l’Enseignement
supérieur chargé des organisations estudiantines. Les
étudiants y avaient dénoncé la fraude “anticipée” dans les
résultats du magistère de l’IEPS et de FSHS.
Saïda Azzouz Le Soir d’Algérie, 05 novembre 2005
Vieilles et
nouvelles revendications brandies
Le
Cnes mobilise ses troupes
Les représentants des sections syndicales des établissements
universitaires en grève, réunis les 2 et 3 du mois en cours,
à Alger, ont adopté une déclaration, qui nous a été
transmise, dans laquelle ils ont fait part des
préoccupations des enseignants du Supérieur.
Après le non-lieu prononcé le 10 octobre 2006 en faveur du
coordonnateur national adjoint du Cnes, Cherbal Farid,
faisant suite à l’acquittement du coordonnateur national
adjoint Mustapha Mechab, la coordination nationale se
félicite de la mobilisation des enseignantes et des
enseignants depuis le 29 mai passé et reste attentive en
attendant le même dénouement en faveur de Bessila Khaled de
l’université Mentouri de Constantine ainsi qu’aux sept
collègues de l’université Abderahmane-Mira de Bejaïa. C’est
grâce à cette mobilisation, affirment les auteurs de cette
déclaration, que «ce dénouement a été possible, consacrant
la justesse et la légitimité et confirmant la légalité de
notre mouvement». Toutefois, et malgré le non-lieu prononcé
en faveur de Farid Cherbel, la coordination nationale
constate que «malgré le début de régularisation enregistré
au niveau des établissements touchés par la grève, ce
processus reste encore à finaliser dans les meilleurs délais
et s’interroge sur le blocage de cette régularisation à
l’encontre de notre collègue Adel Abderrazak qui a été le
seul enseignant en grève du centre universitaire de
Khenchela. Poursuivant son réquisitoire, la coordination
nationale relève que «le blocage des bourses de longue durée
persiste encore, alors qu’un début de solution est observé,
à l’exemple de l’ENSET d’Oran et de l’USTO». Dans un autre
registre, la coordination nationale observe qu’à l’exemple
de l’ENS Bouzareah, «l’administration a opéré à des
désignations aux lieu et place d’élections pour la mise en
place de la commission de logement». C’est pour cette
raison, précise-t-elle, qu’elle reste attachée à la stricte
application de la circulaire n°187 réglementant la
composition de la commission de logement. Evoquant le
problème du logement, la coordination nationale constate
qu’en ce qui concerne la régularisation de la situation des
logements de fonction, «les dispositions prévues dans les
textes publiés jusqu’à maintenant ne permettent pas de
prendre en charge la situation des logements domaniaux
(ex-patrimoine de l’OPIPES) à l’exemple des établissements
universitaires de Batna, USTHB, d’Alger, de Ouargla ainsi
que du centre universitaire de Mascara». Les membres du
Conseil national du Cnes ont été, par ailleurs,
destinataires d’un communiqué signé par 17 candidats à
l’élection pour le renouvellement de la section Cnes-Université
Ferhat-Abbès de Sétif dénonçant les violations multiples du
statut, du règlement intérieur et de la circulaire organique
du syndicat Cnes, relative au mode de renouvellement des
sections par Mohamed Nekab, ex- coordonnateur de la section
Cnes-Université de Sétif «sur ordre du coordonnateur
national, Ali Boukaroura» , enseignant à la même université.
Selon les termes du communiqué, la commission d’organisation
du vote est en effet présidée par l’ex-coordonnateur qui est
lui-même candidat. C’est pourquoi la coordination nationale
condamne cette entrave et appelle «au strict respect des
règles et procédures régissant les élections au sein de
notre syndicat Cnes pour assurer par la totale indépendance
de la commission d’organisation du vote et son entière
neutralité vis-à-vis des candidats, la légitimité et la
crédibilité du scrutin». Comme elle appelle les sections «à
réunir toutes pièces administratives ou autres intégrant les
irrégularités constatées lors des examens et délibérations
finalisant l’année 2005-2006». Cette collection de
documents, affirme la coordination nationale du Cnes,
«servira à finaliser la rédaction du mémorandum sur les
violations des normes pédagogiques et de l’éthique
universitaire». Le mémorandum en question sera destiné,
faut-il le souligner, au Comité
d’ethique et de déontologie, au ministre de l’Enseignement
supérieur, à l’opinion publique et à l’Unesco. Il est à
noter que la coordination nationale «appelle les
enseignantes et les enseignants de tous les établissements à
commémorer la Journée nationale de l’enseignant du
Supérieur, dimanche 26 novembre 2006 par la tenue
d’assemblées générales centrées sur le statut de
l’enseignant-chercheur et la démocratisation de la gestion
de l’Université». Pour ce qui concerne la représentation des
enseignants au sein des organes universitaires, (CA, CSU,
CSF, CF, CSD et CD), une première réponse partielle,
soutient le Cnes, vient d’être donnée le 27 septembre
dernier. Le combat pour l’élection des chefs de département
et des doyens puis d’un président d’université, précise-t-on
dans la déclaration qui nous a été transmise, reste à mener
à son terme. La coordination nationale du Conseil national
des enseignants du supérieur appelle, enfin, «les
enseignantes et les enseignants à rester mobilisés et
vigilants pour l’aboutissement de leurs revendications
légitimes». C’est dire que le Cnes compte aller jusqu’au
bout de ses revendications.
Djamel Oukali,
Le Jour d’Algérie, 05 novembre 2005
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