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Le Quotidien d'Oran (1 février 2007) -
Des dizaines de travailleurs (environ 150) de l’EPTP
ont observé, hier dans la matinée, un sit-in devant le siège
de l’UGTA, pour protester contre «le licenciement abusif» de
deux membres de la section syndicale de l’entreprise.
Les travailleurs en colère ont considéré l’acte commis par
le directeur de l’entreprise, comme étant une démarche
illégale visant à «intimider» les travailleurs pour les
détourner des véritables problèmes de gestion qui menacent
l’avenir de l’entreprise. Le même point de vue est soutenu
par les instances locales de l’UGTA (union de wilaya et
union locale) qui n’ont pas hésité un instant pour tirer à
boulets rouges sur le gérant de l’EPTP. Selon M. Gharaf SG
de l’union locale, les syndicalistes licenciés ont été
réhabilités dans leurs droits par la justice et par
l’inspection du travail, mais, le directeur de l’EPTP
«s’entête» à maintenir leur licenciement. Ce qui, aux yeux
des travailleurs et des syndicalistes, représente un
«dépassement et une transgression des lois de la
constitution relatives au droit à l’exercice syndical». De
son côté, le département conflits socioprofessionnels de la
centrale syndicale UGTA a considéré, dans une correspondance
officielle, que le licenciement des syndicalistes de l’EPTP
est en «violation des articles 53, 53 bis, 55 et 56 de la
loi 90/14 du 02-06-90». C’est pourquoi, la réintégration est
impérative» pour éviter une polémique inutile qui n’aurait
pour conséquence que «l’effondrement de l’entreprise et la
perte des postes d’emplois».
Le directeur de l’EPTP n’a pas daigné livrer à la presse sa
version des faits. Toutes nos tentatives de rentrer en
contact avec lui sont restées vaines, dans le seul souci de
lui réserver intact son droit de s’exprimer. Les
travailleurs qui comptent maintenir le sit-in ont décidé, en
début d’après-midi d’hier, de marcher jusqu’au siège de la
wilaya et l’APW, a-t-on appris auprès des responsables
syndicaux.
M.D.,
Le Quotidien
d'Oran, 1 février 2007
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