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5e semaine de grève au lycée Émir-Abdelkader
Le CLA dénonce le silence de la tutelle
Les enseignants du lycée Émir-Abdelkader ont entamé leur 5e
semaine de grève, sans réaction du ministère de tutelle. Si
l’on en croit la déclaration de l’assemblée générale des
délégués du Conseil des lycées d’Alger, le ministère de
l’Éducation n’a pas trouvé mieux que de transférer les
élèves vers les lycées environnants et de remplacer les
enseignants grévistes par des suppléants ou des
contractuels. Cette démarche n’est pas du goût du conseil,
car elle va à l’encontre du droit de grève. “Le CLA dénonce
la fuite en avant de la tutelle et exige que celle-ci prenne
ses responsabilités, en mettant fin aux agissements d’un
chef d’établissement qui n’a pas sa place dans l’éducation”,
lit-on.
Le Radar de Liberté,
Liberté, 07
février 2007
BOUMERDÈS
Les enseignants plaident pour la révision du statut
particulier
Les représentants des enseignants des trois paliers de
l’enseignement général ont participé à cette rencontre qui a
été consacrée aux nouveautés introduites dans le statut
particulier.
Plus de 300 enseignants, venus de tous les coins de la
wilaya, se sont regroupés, hier, au lycée Khaled-El-Djazaïri
de Boudouaou, pour débattre de l’avant-projet portant statut
particulier des enseignants.
Cette rencontre, présidée par M. Boudaha, secrétaire général
de la FNTE, a permis aux fonctionnaires du secteur de
l’éducation d’approfondir les discussions déjà entamées sur
le projet lors de la première rencontre, organisée le 28
décembre dernier. En plus des ateliers installés pour
soumettre les propositions des enseignants, une commission
regroupant l’ensemble des corps qui existent dans le secteur
a été mise en place.
Elle sera chargée d’élaborer un document concernant les
travaux de cette rencontre qui sera soumis à une rencontre
régionale qui aura lieu incessamment à Alger.
Dans son intervention, M. Boudaha a invité les membres des
commissions à tenir compte de toutes les suggestions émises
par les participants.
Quant à Chebab Omar, secrétaire général de l’Union de wilaya
UGTA de Boumerdès, il a indiqué que c’est pour la première
fois dans l’histoire du mouvement syndical qu’un
avant-projet de statut particulier est soumis à discussion
au niveau de la base. “Nous devons saisir cette occasion
pour apporter notre contribution qui doit être à la hauteur
des attentes des fonctionnaires de l’éducation”, a affirmé
M. Chebab.
Le secrétaire général du syndicat d’entreprise, Amar
Derouiche, a invité toutes les compétences à s’impliquer
dans l’élaboration de l’avant-projet. Lors des débats, de
nombreux intervenants ont mis l’accent sur “l’amélioration
du plan de carrière des enseignants mais aussi celle de ses
conditions de vie”.
Certains enseignants ont proposé la “réintégration des corps
communs en qualité de fonctionnaires de l’éducation” et la
titularisation de tous les travailleurs exerçant dans le
secteur de l’éducation. De nombreuses autres observations et
propositions ont été exprimées par les enseignants dont
certaines portaient sur la modification des dispositions du
décret n° 90-49 du 06.02.2006 portant statut particulier des
enseignants. À l’issue de ces travaux, qui ont duré presque
toute la journée, un document de travail résumant toutes les
propositions des commissions a été adopté par l’ensemble des
participants.
Madjid T.,
Liberté, 07
février 2007
Ksar el-hirane
(laghouat)
Les
travailleurs de l’APC en grève
Pas moins de 120 fonctionnaires de la
commune de Ksar El Hirane, relevant de la wilaya de
Laghouat, ont fermé le siège de l’APC et entamé une grève
illimitée depuis samedi passé. Les grévistes revendiquent le
règlement de leurs mensualités, non payées depuis octobre
dernier, soit cinq long mois de retard. Une période durant
laquelle, selon un fonctionnaire, les travailleurs “ont
supporté les conditions de vie des plus lamentables pour
faire face aux dépenses exigées par la rentrée scolaire, le
mois sacré de Ramadhan, l’Aïd el-Fitr et l’Aïd el-Adha’’. A
croire les fonctionnaires grévistes, “le chef de daïra et le
wali n’ont pas répondu à leurs doléances. Même le préavis de
grève est resté sans suite’’.
Tous les travailleurs ont vite adhéré
au mot d’ordre de grève. Cette dernière a paralysé
l’ensemble des services de la commune y compris les services
de l’état civil et des affaires sociales, largement
sollicités par les citoyens. Par ailleurs, il faut rappeler
que la commune de Ksar El Hirane traverse depuis longtemps
une période de difficultés financières ne lui permettant pas
d’honorer les différentes charges inhérentes, notamment à la
masse salariale et ses factures d’électricité. Ce qui a
contraint la Sonelgaz à procéder à la coupure de
l’électricité au niveau de l’ensemble des services de la
commune de son parc.
A. Bouhamam,
Liberté, 07
février 2007
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